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Despre Anna
via Cji.
Grève dans l’audiovisuel public
Entre 4.000 et 2.000 salariés de l’audiovisuel public ont défilé mercredi à Paris contre la fin de la publicité
Les personnels de France Télévisions, Radio France, RFI, l’INA et TV5Monde, inquiets pour leur avenir, réclament des garanties sur le financement et “pluralisme de l’information”.
La commission Copé proposera au chef de l’Etat, le 25 juin, un seul scénario de financement qui passe par des taxes et une indexation de la redevance, a-t-elle indiqué.
“Nous nous sommes retrouvés sur un scénario unique”, a déclaré mercredi après-midi le président de la commission, Jean-François Copé, lors d’une rencontre informelle avec des journalistes.
La commission Copé, qui a bouclé mercredi matin ses propositions sur le financement d’une télévision publique sans publicité, propose une taxe de 0,5% sur le chiffre d’affaires des opérateurs internet et de téléphonie mobile (soit 210 millions d’euros), une taxe sur les fréquences radio-électriques (100 millions), une taxe sur les recettes publicitaires supplémentaires des télévisions privées (pour 80 millions).
Ces 80 millions seraient versés à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), en remplacement de la redevance jusqu’à présent perçue par l’INA et qui reviendrait dorénavant à France Télévisions. “Cela permettra de ne plus dire que les télévisions privées payent pour les télévisions publiques. Cela va détendre tout le monde”, a estimé Jean-François Copé.
De même, la redevance perçue pour RFI (60 millions) serait versée à France Télévisions, RFI devant faire partie de la holding de l’audiovisuel extérieur (avec France 24 et TV5Monde) et son budget dépendant donc de l’Etat.
Enfin la commission Copé recommande d’indexer sur l’inflation la redevance, actuellement de 116 euros. Elle propose d’assujettir à la redevance les propriétaires d’un ordinateur ou d’un téléphone portable permettant de voir la télévision, étant entendu qu’un foyer ne paierait qu’une seule fois quel que soit le nombre de récepteurs dont il dispose.
Concernant France 3, la commission maintient sa proposition de réorganiser la chaîne autour de sept pôles régionaux, au lieu de treize actuellement, pour “regrouper les moyens, sans suppression de postes”. En revanche, M. Copé repousse à plus tard une évolution vers un réseau de chaînes régionales avec un décrochage national.
Une grève de 24 heures
Les salariés de France Télévisions, Radio France, RFI, l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et de TV5Monde ont été appelés à cesser le travail, puis à manifester à Paris “pour la défense du service public et la garantie du pluralisme de l’information”.
Le pourcentage de grévistes a atteint 50%, selon la direction de France 3, contre “un peu plus de 40%” pour l’ensemble de France Télévisions, selon la direction.
Les salariés de France 3 étaient très présents dans la manifestation parisienne qui a réuni plusieurs milliers de salariés de l’audiovisuel public : 4.000 selon les organisateurs, 2.000 selon la police.
Les salariés de France 3 ont été les plus mobilisés dans la grève de 24 heures qui a perturbé l’audiovisuel public, après celle du13 février, marquée par un mouvement d’ampleur sans précédent dans le secteur depuis l’éclatement de l’ORTF en 1974.
La ministre de la Culture, Christine Albanel, a indiqué mercredi “comprendre les inquiétudes” du personnel de France Télévisions, assurant que “tout serait fait pour y répondre” tout en réaffirmant l’engagement de compenser intégralement le manque à gagner entraîné par la suppression de la publicité.
Programmes et journaux télévisés perturbés
Sur France 2 , l’émission Télématin a été maintenue, même si elle a été filmée “en caméra fixe, sur une seule table au lieu de quatre”, à cause d’une grève des techniciens, selon la direction de France Télévisions.
Les salariés de France 3 étaient particulièrement mobilisés. Le pourcentage de grévistes a atteint 45%, selon la direction de la chaîne, contre “une tendance à 40%” pour l’ensemble de France Télévisions selon la direction.
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